Catégorie : Le mot du Père Curé

Le Mot du Père Curé

Le mois de janvier est traditionnellement la période des rétrospectives et des relectures, suivies normalement des bonnes résolutions pour l’année nouvelle. Faire le bilan de nos vies ne consiste pas à nous plaindre en accusant le sort, Dieu ou le gouvernement, de nos échecs. L’exercice n’est fécond que s’il nous conduit à remercier le Seigneur pour tout ce dont il nous a gratifiés, et s’il nous permet de prendre conscience et de regretter sincèrement les moments où – par faiblesse ou par malice – nous n’avons pas vécu l’Évangile. Cette relecture nous conduira, certes, à nous remémorer les malheurs qui nous ont frappés en cours d’année : deuils, maladies, difficultés familiales… ; mais ces événements douloureux ne sont pas des « échecs ». Pour les disciples du Christ que nous voulons être, nos vrais échecs, ce sont nos errances par rapport au chemin que le Christ nous a tracé.

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L’Avent : chemin de Noël
Quand les jours se font courts, quand les premiers flocons de l’hiver blanchissent les sommets de nos montagnes, nous tournons spontanément nos regards vers la fête de Noël. Il suffit de prononcer ce mot pour que nos cœurs s’apaisent. Même les non-croyants, ceux qui ne reconnaissent pas dans l’Enfant de Bethléem leur Seigneur et Sauveur, déposent les armes, et se demandent comment, ce jour-là, faire jaillir autour d’eux une étincelle de joie.
Pour le chrétien, Noël est bien plus qu’une trêve éphémère des conflits. C’est à la crèche que l’Étoile nous conduit, à l’Enfant qui seul peut apporter à la terre la paix durable et la vraie joie auxquelles nous aspirons. Dans le cœur de celui qui vit avec l’Église, les lectures liturgiques et les chants de l’Avent réveillent une sainte nostalgie : « Cieux, répandez d’en haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir le Juste » (Is 45, 8). « Viens Seigneur, ne tarde pas. Viens pour nous sauver. Sachez aujourd’hui que le Seigneur vient, et demain vous le verrez dans sa gloire ».

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Chers amis,

Plus encore qu’au printemps, la nature d’automne est flamboyante des multiples couleurs dont se parent les arbres et les vignes. Elle semble s’être revêtue de sa parure de fête pour célébrer la rentrée des moissons et la fin des vendanges. Elle nous offre un ultime ravissement d’ocres, de jaunes et de rouges avant de s’endormir dans le long sommeil hivernal. Les feuilles seront bientôt emportées par les bourrasques et les pluies cévenoles ; les soirées se rallongent, le froid fait son apparition ; les brouillards d’automne étendent leur voile sur les campagnes, et couvrent le sommet des montagnes d’un bonnet de grisaille.

L’Eglise célèbre elle aussi, un « automne ecclésial ».

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Chers frères et sœurs,

Le 13 octobre se clôtureront les célébrations du centenaire des apparitions de la Vierge Marie aux trois bergers de Fatima – Lucie, François et Jacinthe – qui se déroulèrent du 13 mai au 13 octobre 1917 (l’année de la révolution communiste en Russie). Fatima est sans aucun doute la plus prophétique des apparitions modernes. Le 13 juillet 1917, la Vierge délivre un message comportant trois secrets, que les enfants sont priés de ne pas révéler immédiatement. Ce n’est qu’en 1941 que la Vierge Marie autorise la divulgation des deux premiers ; il faudra attendre l’an 2000 pour connaître le contenu du troisième, à l’initiative de Saint Jean Paul II.
Le premier secret consiste dans la vision de l’enfer, accompagnée de la demande de la Vierge Marie, d’établir la dévotion à son Cœur Immaculé pour sauver les âmes s’acheminant vers ce lieu de souffrances.

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Chers amis,
Il parait que les enfants poussent leurs parents à préparer de plus en plus tôt leur cartable de  rentrée des classes ! Excès de zèle ou prudence, voire sagesse ? Optons pour la dernière explication, et… faisons de même !
Je propose qu’en ce début d’année, nous mettions tout notre effort sur la catéchèse.
N’est-ce pas le fer de lance de l’évangélisation ? Si nos petits n’entendent plus parler du Jésus de l’Évangile, comment pourront-ils transmettre la foi aux générations futures ?
C’est précisément pour permettre au plus grand nombre de découvrir la proposition de catéchèse offerte dans notre paroisse, que nous avons essayé de décentraliser les inscriptions et de les proposer – autant que faire se peut – dans les villages. Ainsi les parents n’auront même plus à se déplacer pour inscrire leur enfant au caté !
Vous trouverez dans ce bulletin les lieux où se feront les inscriptions dans les divers clochers. Tous ne sont pas (encore) représentés, mais nous ferons mieux l’an prochain ! Les dates et les horaires sont unifiés sur l’ensemble de la paroisse : les mardis 5 et 12 septembre, de 17h à 18h (voir le tableau dans le bulletin).

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Le Mot du Père Curé

L’été est traditionnellement le temps de la transhumance : pour peu que nous en ayons les moyens, nous cherchons spontanément à nous dépayser quelques jours pour « casser » le rythme des activités quotidiennes et nous sortir de nos repères géographiques habituels. Nous savons tous par expérience combien ce genre de « dépaysement » est bénéfique : il apporte un véritable rafraîchissement du corps et de l’âme, comme si prendre de la distance par rapport à notre environnement quotidien nous aidait à déposer le fardeau de nos soucis. Il serait vraiment trop dommage que ce dépaysement ne porte ses fruits qu’au niveau physique et psychologique, et ne nous rafraîchisse pas aussi l’esprit ! D’autant plus que « l’exode d’été » est tout indiqué pour réveiller en nous l’attitude fondamentale du chrétien : ne sommes-nous pas des pèlerins du Royaume, en marche vers la Cité du Dieu vivant, où le Père nous attend ? Il ne tient qu’à nous que ce temps de vacances soit également fécond pour notre vie de foi, qu’il nous aide à sortir d’une piété qui s’est peut-être un peu refroidie en cours d’année ; qu’il favorise une salutaire prise de distance par rapport aux inévitables « disputes de clocher(s) » ; qu’il nous permette de dédramatiser d’éventuelles tensions, et surtout : qu’il nous aide à retrouver le chemin de l’intériorité.

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Le mois de juin – traditionnellement consacré au Sacré-Cœur, est aussi le mois des « premières » communions, de la profession de foi, de nombreux baptêmes et mariages, bref un mois au cours duquel les sacrements sont largement dispensés. Tout sacrement est un « signe efficace du salut », c’est-à-dire un moyen privilégié par lequel le Seigneur nous dispense sa grâce, ou encore : se communique à nous dans l’Esprit de Pentecôte, cet Esprit dans lequel nous serons tous renouvelés lors du grand rassemblement diocésain (des 3 et 4 juin au Zénith de Montpellier). Mettons tout notre cœur à rendre grâce à Dieu pour les 450 confirmands et pour l’ordination des trois diacres et trois prêtres, dont le Seigneur fait don à notre Église ! Après des années de disette, puissent-ils être les prémices du renouveau que nous espérons ardemment.

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Mai : le « mois de Marie »

Depuis notre tendre enfance, nous avons entendu dire que le mois de mai est consacré à la Vierge Marie. Nous découvrons les premières traces de cette dévotion au XIIIe s. : dans un hymne adressé à la Reine des cieux, le roi de Castille, Alphonse X le Sage (1239-1284) avait déjà associé la beauté de Marie au mois de mai. Au siècle suivant, le Bienheureux Henri Suzo (1295-1366) offrait des couronnes de fleurs à la Vierge Marie le 1er mai. Et au XVIe s., Philippe Néri (1515-1595) exhortait les jeunes à manifester leur dévotion mariale tout particulièrement au cours de ce même mois de mai.
L’actuel « mois de Marie », vit le jour à Rome au XVIII
e siècle, sous l’impulsion de zélés jésuites, qui invitèrent les fidèles à contempler et à imiter les vertus de la Mère de Jésus, à raison d’une vertu par jour, tout au long du mois de mai.
Mais tout cela ne répond toujours pas à la question : pourquoi le mois de mai ?

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Le mois d’avril sera particulièrement riche au point de vue liturgique, puisque nous allons suivre Jésus dans sa Passion (du 9 au 15.IV), accueillir le Christ Ressuscité (15.IV), et célébrer la fête de la Miséricorde (23.IV, qui coïncidera avec le premier tour des élections présidentielles). « Pâque » vient de (l’hébreu) « Pessa’h », le « passage », fête juive qui célèbre la sortie d’Égypte du peuple hébreu. La Pâque juive est célébrée le jour de la pleine lune de printemps, c’est-à-dire la première pleine lune après l’équinoxe (21 mars). Or selon le quatrième Évangile, Jésus a été crucifié la veille de la Pâque, qui se célébrait cette année-là un jour de sabbat (samedi). C’est pourquoi le Concile de Nicée (325) statua que la résurrection de Notre Seigneur serait fêtée le dimanche suivant la pleine lune de printemps, à une date qui peut varier entre le 22 mars et le 25 avril.

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Chers amis,
C’est sous le patronage de Saint Joseph (honoré particulièrement durant le mois de mars, et fêté cette année le 20 au lieu du dimanche 19) que nous prenons le chemin du Carême, qui nous conduira aux célébrations du Mystère central de notre foi : le Mystère de la passion, de la mort et de la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Le Carême, occasion providentielle de conversion, nous invite et nous aide à contempler cet étonnant mystère de solidarité divine : le Fils de Dieu prend chair de notre chair, afin de pouvoir offrir sa vie en holocauste d’amour, pour le salut du monde. Il nous a tous récapitulés en Lui (Ep 1,10), afin de faire de nous des fils et des filles de Dieu son Père, rassemblés en une même famille (Ep 2,19). Là où Caïn a failli, Jésus se présente comme le « gardien de chacun de ses frères » (Gn 4,9 ; Jn 20,17), et il attend de nous que nous fassions de même.

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