Le mot du Père Curé

Père Verlinde

Le samedi 11 avril, devant la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, le Pape François présentait la Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, « Misericordiaevultus », qui commence par ces mots : « Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père ».

Le Saint Père y annonçait que le 8 décembre, il ouvrirait solennellement la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre de Rome, et proclamerait le début d’une Année Sainte de la Miséricorde, qualifiée « d’extraordinaire », car elle se situe entre les Années Jubilaires « ordinaires » qui sont célébrées tous les 25 ans.

Ce Jubilé se terminera en la fête du Christ-Roi, le 20 novembre 2016.

Le choix de la date est bien sûr significatif : non seulement la solennité de l’Immaculée Conception, mais aussi le 50ème anniversaire de la clôture du Concile Vatican II, dont ce Jubilé cherchera à raviver l’esprit dans l’Église.

Le 3ème dimanche de l’Avent seront ouvertes les Portes Saintes des autres Basiliques majeures de Rome, ainsi que celles de toutes les cathédrales à travers le monde – Mgr Carré ouvrira la Porte Sainte de la Cathédrale de Montpellier dans l’après-midi de ce 13 décembre.

Après les événements dramatiques du 13 novembre, la devise de l’année jubilaire – qui nous plonge au cœur de l’exigence évangélique (Mt 5, 48) : « Miséricordieux comme le Père » – prend une tonalité toute particulière. Devant ce déferlement de haine aveugle et de violence barbare, la réponse du disciple du Christ ne peut être que celle de son Maître : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34).

Certes il faut que la justice poursuive les auteurs de tels attentats et les condamne ; mais laissons cette tâche à qui de droit.

En ce qui nous concerne, méditons plutôt la Parole de sagesse de St Jean-Paul II : « Pas de paix sans justice, mais pas de justice (véritable) sans pardon ». La justice des hommes ne suffit pas à rétablir la paix : seul le pardon, et le renoncement à la vengeance qu’il implique, peuvent sauver le monde de la barbarie.

La miséricorde est la suprême vengeance de l’Amour divin, qui hait le mal, mais aime le malfaiteur, et nous invite à l’aimer à notre tour : « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux » (Mt 5, 44-45).

N’est-ce pas la meilleure manière de nous préparer à accueillir à Noël le Prince de la Paix ?

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